Réglementation |
Recyclage des attachements
orthodontiques (brackets, bagues, arcs, Quand Hélix, arcs FEO) |
Si vous n’êtes pas ressortissant de la communauté européenne, il n’existe pas à notre connaissance de règlement spécifique. Le recyclage est libre. Si
vous êtes ressortissant de la communauté européenne,
le recyclage est régit par la Directive 93/43/CEE (traduite
en droit français dans le livre V bis du Code de la Santé publique) qui a été révisée en 2007 . Les
bagues d’orthodontie sont de facto réutilisables car
vous êtes obligés de les essayer sur plusieurs patients.
Vous pouvez donc les recycler vous-mêmes ou les confier à un
laboratoire spécialisé qui effectuera ce travail.
Il n’est pas obligatoire mais recommandé de s’adresser à un
laboratoire certifié ISO 13485. Si votre cabinet
est certifié ISO 9001, c’est obligatoire sauf à auditer
le laboratoire non certifié. La revendication de l’usage
unique par les fabricants est juridiquement impossible compte tenu
de l’usage prévu. Elle pourrait être attaquée
par les praticiens et mettre en cause la certification ISO du fabricant
pour non prise en compte de la destination du dispositif médical
et du besoin du praticien. Si le bracket comporte des modifications telles que le dépôt de métaux précieux ou la création de micro-rétentions, le bracket recyclé doit impérativement porter un marquage CE. Juridiquement, c’est un produit neuf mis sur le marché par le laboratoire de recyclage qui est le « fabricant » selon la directive 93/43/CEE. Si le laboratoire de recyclage se contente d'enlever les composite, le bracket est « remis à neuf » ce qui revient au même, la directive indiquant que l’entreprise qui remet à neuf un dispositif médical assume les responsabilités du fabricant et est considéré comme tel. Il importe peu que l’entreprise de recyclage soit située en France, en Europe ou à l’extérieur de l’Europe. Pour proposer ses services à des orthodontistes de la communauté européenne, elle doit apposer le marquage CE sur les brackets recyclés ou au minimum être certifiéee ISO 13485. Le praticien qui utilise des produits non marqués CE ou non confiés àun organisme certifié ISO 13485 peut être attaqué pour tromperie par ses patients avec intervention de la DGCCRF et rencontrer de sérieux problèmes en cas de contrôle par les autorités compétentes (ASSFAPS, DDASS,…). Il convient aussi de ne pas prendre au sérieux les laboratoires qui prétendent se conformer à la Directive 93/42/CEE mais qui n’ont pas été certifiés. L’auto certification est dénuée de toute valeur juridique s’agissant de dispositifs médicaux placés en classe IIa. La directive exige préalablement au marquage CE le contrôle de l’entreprise par un organisme notifié et une certification ISO 13485 du fait de l'impossibilité de passer par l'annexe IV. La certification ISO 9001 est sans valeur dans le domaine des dispositifs médicaux car elle n'intégre pas des exigences spécifiques telles que la traçabilité et l'asepsie. La directive 93/42/CEE a été révisée en 2007. A cette occasion les législations des états membres en matière de dispositifs médicaux ont été comparées.
La loi française est très restrictive alors que la loi allemande est plus laxiste. Elle se fonde sur le caractère abusif de la revendication de l'usage unique par certains fabricants pour des raisons strictement commerciales. La directive 2007/47/CEE du 5 septembre 2007 est l'aboutissement de 5 années de travail que nous avons détaillé depuis la révélation des insuffisances de la directive 93/42/CEE, énoncées par le rapport Malliori. Elle modifie les directives 90/385/CEE, 93/42/CEE et 98/8/CEE . Voici les modifications concernant le recyclage: "Il convient de veiller tout particulièrement à ce que le traitement de dispositifs médicaux ne mettent pas en danger la sécurité ou la santé des patients. Il est, dès lors, nécessaire d'apporter des éclaircissements en ce qui concerne la définition de l'expression "usage unique", ainsi que d'arrêter des dispositions concernant l'étiquetage uniforme et la notice d'utilisation. En outre la commission devrait procéder à une analyse plus approfondie afin de déterminer s'il est indiqué de prendre d'autres mesures pour garantir un niveau élevé de protection des patients. Les États membres prennent les mesures appropriées pour que les autorités compétentes des États membres coopèrent entre elles et avec la commission, et se communiquent toute information nécessaire à une explication uniforme de la présente directive. Afin de coordonner l'application uniforme de la présente directive, la Commission organise des échanges d'expériences entre les a autorités compétentes en la matière de surveillance du marché. Sans préjudice des dispositions de la présente directive, cette coopération peut s'inscrire dans le cadre d'initiatives mises en oeuvre au plan international" "dispositif à usage unique": un dispositif destiné à être utilisé une seule fois pour un seul patient". Retraitement des dispositifs médicaux: au plus tard le 5 septembre 2010, la commission présente au Parlement européen et au Conseil un rapport sur la problématique du retraitement des dispositifs médicaux dans la communauté. A la lumière des conclusions de ce rapport, la Commission soumet au Parlement européen et au Conseil toute proposition complémentaire qu'elle juge appropriée pour garantir un niveau élevé de la protection de la santé. Si le dispositif porte une indication précisant que le dispositif est à usage unique, des informations sur les caractéristiques connues et les facteurs techniques connus du fabricant qui pourraient présenter un risque si le dispositif devait être réutilisé. Si aucune notice d'utilisation n'est nécessaire, l'information doit être disponible pour l'utilisateur sur demande. " L'usage unique est donc parfaitement défini et l'abus des fabricants est pris en compte. il va de soit que la guerre va être totale en 2008 et 2009 entre fabricants et partisans de la réutilisation. Les médias vont être sollicités et les entreprises de recyclage stigmatisées dans un amalgame tendancieux et sans fondement scientifique. La manipulation, l'imprécation, le dénigrement empécheront l'analyse des études qui ont été réalisées et que personne ne veut lire puisqu'elles nous sont toutes favorables. Des dizaines de millions de dollars sont en jeu qui iront dans la poche des fabricants (majoritairement issus des USA) et aggraveront les déficits des systèmes de protection sociale si les fabricants gagnent le combat. Les prix des soins augmenteront et certains patients ne pourront plus être soignés... l'hypocrisie est à son comble, les USA entendent nous imposer des règles qu'ils ne s'imposent pas. Aux USA, les brackets sont placés par la FDA en classeI, la moins dangereuse. Les laboratoires de recyclage ou les fabricants ne subissent aucun contrôle à priorité et s'auto certifient. Le recyclage est totalement libre. Nous ne sommes pas partisans d'un tel laxisme. Nous demandons seulement que le recyclage des bagues reste libre mais réalisé conformément à une notice du fabricant qui fait actuellement défaut et que les brackets ne soient recyclées que dans des laboratoires agréés respectant l'ISO 13485 et des normes à créer concernant les caratéristiques fonctionnelles (torque, angulation...). Ces normes interdiraient le recyclage et même une première mise sur le marchés de produits médiocres qui ne permettent pas de bons traitements. De nombreux articles parlent d'Ortho service. Aucun ne mentionne notre technologie "evernew" qui permet de transformer une bracket en acier inoxydable en un objet précieux grâce au revêtement en or jaune et en or blanc qui constitue une barrière à la corrosion, une suppression du risque allergique, une brillance et une blancheur sans comparaison avec l'aspect gris de l'inox. Le silence de nos détracteurs est assourdissant... Pourtant 50% de nos clients choisissent ce processus de traitement pour la sécurité de leurs patients et la qualité des traitements. Ces cabinets ne sont pas des radins comme le disent certains mais les plus grands et les plus prestigieux... Il est possible que le recyclage disparaisse mais le traitement "evernew" qui permet de mettre et de remettre sur le marché un brackets supérieur au neuf demeurera... Ces mesures permettraient de maintenir la France au plus haut niveau en matière de qualité des soins. Une interdiction du recyclage dans le cadre de mesures globales sans concertation avec la profession tirera l'orthodontie vers le bas avec des brackets toujours plus brillants, pas chers mais aux tolérances larges avec pour conséquence l'imprécision ds traitements. |